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Appaloosa


Des chevaux ?

Mon ancêtre, bestiole de  la taille d'un caniche, fait son apparition sur la planète Terre dans les vastes étendues du continent nord-américain il y a environ 55 millions d'années. Les savants naturalistes l'appellent Eohippus ...( s'il l'avait su à l'époque, il se serait certainement suicidé d'une façon spectaculaire, au lieu de disparaître  obscurément  20 millions d'années plus tard...)

Après de multiples tâtonnements, "Dame Nature" fini par réaliser, toujours dans sa succursale américaine, un modèle réduit (1,2 m au garrot) plus proche de l'aspect actuel; et comme son nom d'Equus Caballus  ne plait pas à tous, certains choisissent la fuite directe par le détroit de Béring pour rejoindre le vieux continent; le pont étant coupé entre les deux berges depuis 10 mille ans, leurs collègues restés sur place sont sûrement morts de neurasthénie à l'idée d'être coincés loin de la Côte d'Azur.

Bref, il n'y a plus de "chevaux" aux States ! ... Mais chez nous...

Des chevaux... et il y en a même avec des taches !

Même lobisont.jpg (36536 octets)rsque l'homme ne s'exprime que par des grognements, son sens artistique lui suggère de fixer pour la postérité l'image des êtres vivants qui partagent son paypech merlesage, des bisons et même des chevaux tachetés lui servent de modèles pour les expositions officielles dans les galeries caverneuses de l'époque, il y a 20 mille ans déjà !

Depuis que le cheval est apprivoisé par l'homme  (4 000 ans avant notre ère) le succès des spécimens tachetés ne se dément jamais, les civilisations guerrières sont tout particulièrement  attirées par les qualités de ces coursiers à la robe aguichante. Bien avant que n'officient les ayatollahs, les Perses en font des idoles qu'ils vénèrent d'autant plus que ces chevaux servent la réputation d'invincibilité de leur cavalerie.

L'art chinois se fait le témoin de leur présence en Asie, l'Europe enfin les découvre  soit par les exemplaires sélectionnés à l'Est, les Lipizzans dont la robe peut présenter des taches, soit après les invasions arabes et leur implantation en Andalousie.

C'est précisément à cette dernière origine, avec les expéditions des "conquistadores" chevauchant des andalous, que l'on doit le "bouclage de la boucle" c'est à dire le retour du cheval en général et du cheval tacheté qui nous intéresse en particulier, sur le continent américain.

Chevaux, le "retour"...

Au XVI ème siècle, ces fameux "conquérants"  espagnols visitent pas mal de régions du "Nouveau Monde" , Pérou, Mexique, Floride ... et dans ces périples aventureux, la gestion des animaux qui les accompagnent n'est pas complètement "étanche", beaucoup  s'enfuient ou, ne pouvant pas suivre le rythme des conquêtes, sont laissés sur le bord du chemin, causant la frayeur des autochtones, lesquels ayant tout d'abord identifiés les cavaliers et leurs montures à des "Centaures" échappés du monde incertain des dieux tutélaires, voyant la moitié inférieure se déplacer avec beaucoup d'indépendance dans leurs carrés de maïs, doivent réviser leur première impression ...

Des chevaux ? A qui ?

Le moment d'émotion passé, les indiens (appelons les tout de suite comme çà.) les plus hardis capturent quelques spécimens fatigués ou dociles et s'en servent immédiatement pour faire du commerce, ce qui prouve en passant que les plumes  sur la tête ne perturbent pas la pensée humaine,

Un grand nombre de chevaux  échappant au négoce, se retrouve en liberté dans la nature et celle-là faisant bien les choses, étalons, juments et leur progéniture forment les premiers grands troupeaux de "mustang" .

                Des chevaux oui, mais et les Appaloosas ?

Libres ou troqués, les chevaux remontent vers le Nord et au début du XVIII ème siècle ils atteignent les "Rocheuses" , de nombreuses tribus d'indiens adoptent ce coursier fabuleux , les indiens travois1.jpg (107873 octets) qui jusqu'alors se déplacent à pied, utilisant les chiens pour tirer le "travois", Le cheval se trouve glorifié par le supplément de  puissance qu'il offre à l'homme, il devient littéralement le "chien divin" , en langage Sioux lakota, chien se dit "sunka" et cheval devient "sunka wakan".

Et des indiens des Plaines aux indiens des montagnes, il n'y a qu'un pas que nous franchissons ensemble, si vous le voulez bien.

Dans ces montagnes vivent entre autres les "Nez Percés"...(tout çà parce que des trappeurs français qui traquent la fourrure dans le secteur, font l'observation primordiale que ces indiens ne portent pas des boucles d'oreilles, mais ont le nez orné d'un coquillage très décoratif ! ...( ne cherchez pas sur l'image, il n'y a pas de coquillage...) et cette tribu, dont le territoire se situe dans le columbia.jpg (112197 octets)bassin de la rivière Columbia bordé au sud, par la rivière "Snake" et à l'est par les Rocheuses,  pratique la chasse au bison, d'où l'intérêt immédiat qu'ils portent à ce nouveau compagnon rapide qui va leur permettre d'améliorer leur vitesse de déplacement et par là même de se mettre plus de bison sous la dent.

Les Nez Percés s'avèrent être de fins éleveurs de chevaux, non seulement ils cherchent à créer des animaux rapides et robustes, mais ils sélectionnent également ceux dont la robe est la plus  décorative.

Des chevaux oui, mais des Appaloosas !

Nos taches ne sont pas seulement là pour la parade, mais également pour la discrétion...

Surprenant et contradictoire me direz vous ? Et bien non, pour des chasseurs, il importe que les accessoires soient non seulement beaux, maischasse.jpg (60022 octets) qu'en plus ils se fondent dans le paysage, le camouflage c'est déjà çà, style le véhicule de safari peint au couleurs du zèbre... Ce qui vaut toujours mieux que de crapahuter à quatre pattes, planqué sous une peau de loup !

La tâchetravois.jpg (77201 octets) attribuée à chaque animal est fonction de ses qualités, les plus puissants et courageux ont l'honneur de participer aux grandes chasses et surtout à la guerre, les autres se voient confier le travois, ce qui va permettre aux chiens de prendre quelques vacances, bien souvent les chevaux qui ne reçoivent pas l'agrément sont vendus à d'autres tribus.

L'obstination à ne conserver que les chevaux les meilleurs, avec la sauvegarde systématique de tous les caractères distinctifs, déterminent l'excellence de cette sélection mais aucun nom particulier n'y est associé, les indiens retenant seulement l'appellation générique de "poney" comme ils l'ont entendu colporter par le langage européen, seuls les colons blancs identifient ces élégants chevaux du nom de la rivière qui traverse le territoire :   " La Palouse" .

L'Appaloosa .

Durant un peu plus d'un siècle et demi, les Nez Percés et nous, vivons notre âge d'or, mais la vie simple des indiens  est anéantie par la conquête de l'ouestjoseph.jpg (72612 octets) américain et de batailles en escarmouches, de traités en trahisons les premiers habitants doivent céder la place aux envahisseurs, la fuite de Chef Joseph entouré de sa tribu et leur reddition en 1877 est le triste épilogue de cette histoire.

Il faut attendre 1938 après le constat de sa quasi extinction, pour voir la réhabilitation et la sauvegarde de ma race, avec la création de l'Appaloosa Horse Club.

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 On distingue aujourd'hui les appaloosas à la couleur de base de leur robe. A gauche, au premier plan un "Alezan Léopard"(...c'est moi le narrateur...) au second plan moeliotweb.jpg (75912 octets)n demi-frère Idaho, un "Bai Brun" à taches blanches sur les reins et les hanches, nous sommes tous les deux du même père Eliot, un "Rouan Léopard", à droite. 

On tropalouse3.jpg (45824 octets)uve bien d'autres types de robes mais trois autres critères de base sont nécessaires à notre identification, ce sont les ladres ou zones de pigmentation marbrée aux naseaux, yeux et parties génitales, la sclérotique de l'oeil, c'est ce qui nous donne ce regard humain grâce au blanc généralisé de la cornée, enfin les stries verticales sur un ou plusieurs sabots.

 L'Appaloosa, d'accord mais pourquoi ?

En dehors de notre élégance qui nous associe souvent à la piste du cirque, nos particularités essentielles sont notre morphologie qui est celle d'un cheval robuste, un squelette fort en os et sa taille 1,42m à 1,63m au garrot, base d'un grand potentiel athlétique pour la performance. Le cheval Appaloosa présente, en général : une pidahoweb.jpg (88888 octets)etite tête aux ganaches prononcées et oreilles de taille moyenne, une encolure allongée, bien attachée, un poitrail large, une épaule oblique, un garrot plutôt saillant, un dos court et droit, une arrière-main particulièrement développée, des membres droits, aux canons courts, sabots ronds, une crinière et une queue souvent peu fournies, ce dernier point est issu directement de la sélection des Nez Percés pour éviter qu'on ne se marche sur la queue lors des manoeuvres à reculons.

L'Appallaky1.jpg (80741 octets)oosa est d'un tempérament docile, calme, (à gauche je suis avec maman Alvarone) confiant et proche de l'homme,  d'ailleurs mon "père humain" raconte :"...quand on a la chance comme moi d'avoir assisté à la naissance du poulain et de l'accompagner dans sa croissance, c'est un vrai bonheur de partager ses jeux, jusqu'à ce qu'il atteigne 1 m au garrot il se comporte comme un chien, le fait de lui flatter le ventre provoque sa glissade lakygé.jpg (64696 octets)le long de mes jambes et il se retrouve sur le dos, quémandant  un supplément de caresses... aujourd'hui il a 2 ans et pèse 200 kg, nous n'avons plus les mêmes approches "...C'est dire !

Alliant de réelles capacités physiques à un mental très disponible, le cheval de race Appaloosa randonne en toute sécurité, il a le caractère et le coeur pour s'ajuster à la conduite d'un enfant, ou d'un cavalier débutant, tout comme à l'exigence d'un compétiteur. Il est présent dans toutes les compétitions de monte Western. La race des chevaux Appaloosa a été officiellement reconnue par les Haras Nationaux, en août 1997. Ces chevaux peuvent donc désormais participer à tous les concours organisés sous l'égide de la Fédération Française d'Équitation.

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Vive l' Indian pony Appaloosa !

Lakota   né le 10/04/1999 à La Bastidette